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Coordination Nationale de la Finance Inclusive

Samedi, 03/12/2016 02:24
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    Le Forum mondial sur les Politiques d’Inclusion Financière (GPF) de l’Alliance for Financial Inclusion (AFI) dont Madagascar est membre, se tiendra du 1er au 4 septembre 2015 à Maputo au Mozambique.
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Présentation officielle des résultats de l'Enquête FINSCOPE CONSOMMATEUR 2016 pour Madagascar le 11 novembre 2016 à Antananarivo PDF Imprimer
  

FinScope : Madagascar en chiffres

L’enquête Finscope consommateur, dont la présentation des résultats officiels vient de se tenir le vendredi 11 novembre 2016 à l’Hôtel Ibis Ankorondrano, a permis de cerner certains aspects des réalités de la Grande Île.

Ainsi, Madagascar compterait 11 millions d’adultes de plus de 18 ans, parmi lesquelles 41% ont 30 ans et moins. 48% de ces adultes sont des hommes tandis que 52% appartiennent à la gente féminine. Seulement 27% de cette population adulte vivent en ville, contre 73% des ruraux.

Agriculture et infrastructures

71% des ménages malgaches sont impliqués dans l’agriculture. Pour cela, 18% desdits ménages consomment entièrement leurs productions, tandis que 9% seulement pratiquent l’agriculture à but exclusivement commercial. Cette situation est due généralement à la petite taille des terrains à cultiver, la non maîtrise ou le manque d’eau ainsi que le faible rendement des récoltes. La grande majorité de ces ménages, soit 73%, pratique l’agriculture mixte qui consiste à consommer une partie de leurs productions alors que l’autre partie est destinée à la vente.

Les causes des problèmes rencontrés par les agriculteurs malgaches sont multiples, notamment la sécheresse, les catastrophes naturelles détruisant les cultures ou obstruant les canaux d’irrigation par l’ensablement, mais également le manque d’outils et d’équipement et, la rareté des semences améliorées. En outre, la plupart des agriculteurs ne sont pas propriétaires de leurs terrains.

En effet, seuls 31% des ménages agriculteurs disposent d’un document, tel que le titre de propriété ou cadastre, des terrains qu’ils cultivent. Il faut aussi noter que près de 49% des ménages agriculteurs possèdent moins d’un are de terrain et, seulement moins de 2% en possèdent de plus de cinq ares.

En ce qui concerne les taux de financement des intrants agricoles, ils sont assez disparates. Cette enquête a, par exemple, permis d’établir, que 31% des ménages agriculteurs malgaches puisent la source de financement des intrants dans l’élevage (vente du bétail), 21% grâce à la vente de la production agricole, alors qu’ils ne sont que de 1% à avoir recours au crédit formel auprès des institutions de microfinance ou auprès des autres institutions financières, contre 6% qui comptent sur leurs amis ou leurs familles.

68% des ménages malgaches en milieu urbain ont accès à l’eau courante contre 17% de ruraux, soit un total de 31% des ménages à Madagascar. Quant à l’électricité, 72% des citadins en disposent pour 16% de ruraux seulement. La principale source d’électricité reste la compagnie JIRAMA pour 94% de ces ménages en milieu urbain, et 76% des ménages ruraux parmi les 16%. En termes de panneaux solaires, seuls 3% des ménages urbains les utilisent comme source d’électricité, contre 16% en milieu rural. Mais fait assez unique, 3% des citadins ont comme fournisseurs d’électricité leurs voisins, et 2% en milieu rural.

Education Financière

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la majorité des ménages malgaches éprouve bien de difficultés à faire face à leurs engagements financiers. Ainsi, 55% des adultes malgaches reconnaissent avoir des difficultés à tenir leurs engagements financiers, et 23% avec encore plus de difficultés ; soit quatre adultes sur cinq ou 78% sont en situation de difficultés chroniques.

Face à cette situation, 58% des adultes malgaches estiment avoir besoin de plus d’informations sur la gestion de leurs revenus. Ainsi, 46% souhaitent apprendre à budgétiser et, le même taux (46%) est enregistré également pour ceux qui voudraient apprendre à investir. 42% veulent trouver la réponse aux questions : « Comment épargner ? » et « Comment obtenir un prêt ? ». Aussi, l’éducation financière devient-elle une nécessité absolue pour la population en général, afin de lui permettre de mieux gérer sa vie financière.

En termes d’éducation, l’idée reçue selon laquelle la population urbaine est instruite que celle de la campagne n’est pas totalement vérifiée. Ainsi, deux adultes ruraux sur trois ont pu recevoir l’enseignement primaire, alors que le ratio serait d’un adulte sur trois en milieu urbain. Au total, 57% des adultes ont atteint le niveau d’enseignement primaire ou moins. Et il s’avère que le niveau d’éducation a des répercussions certaines sur l’éducation financière des individus, étant donné que l’éducation formelle améliore leurs aptitudes en calcul et en compréhension. Des aptitudes qui pourvoient également une certaine connaissance des produits et services financiers formels, leur fonctionnement, mais également des connaissances de certains termes financiers. Et ce paysage d’éducation permet de savoir que les adultes malgaches accordent la priorité à l’éducation par rapport à d’autres choses nécessaires et vitales de la vie, comme le logement ou les loisirs.

La faiblesse de l’éducation financière rendrait plus élevé le taux d’utilisation des produits financiers informels. Ainsi, les adultes faiblement instruits comptent sur leurs familles ou leurs connaissances pour leur porter assistance en cas de manque d’argent. Pour eux, les amis ou la famille sont une source financière intégrale. A l’opposé, les adultes plus éduqués adoptent l’utilisation du crédit bancaire ou d’épargne.

Cette enquête consommateur a permis aussi de savoir, que les adultes malgaches ont tout de même un niveau de sensibilisation financière relativement très élevé (73% des adultes) par rapport au comportement financier (46%), ou encore à la perception financière (43%) des individus. Le taux du niveau de sensibilisation financière par genre, quant à lui, est assez homogène, puisqu’il est de 73% chez les femmes et 74% chez les hommes.

Inclusion financière

L’enquête dévoile que 12% des adultes malgaches sont bancarisés alors que 26% sont affiliés à des institutions formelles non bancaires, comme les institutions de microfinance ou autres. Le revers de la médaille, selon toujours cette enquête consommateur, c’est que 41% des adultes malgaches sont financièrement exclus. Ce terme concerne ceux qui n’utilisent aucun produit ni service financier formel ou informel pour la gestion de leur vie financière.

En termes de localisation, 26% des adultes en milieu urbain sont bancarisés contre 7% seulement en zone rurale. L’exclusion financière est très importante dans les zones rurales puisqu’elle touche 46% des adultes contre 31% en milieu urbain. Et 42% des hommes adultes sont financièrement exclus, un chiffre qui se rapproche des femmes exclues financièrement qui est de 41% des femmes adultes malgaches. L’informel règne en maître en milieu rural puisqu’il touche près de 35% des adultes malgaches, contre 15% dans les villes.

La comparaison des chiffres avec les autres pays de la SADC n’est pas du tout à l’avantage de la Grande Île. La situation de bancarisation des adultes malgaches (12% des adultes) n’est comparable qu’à celle de la République Démocratique du Congo (RDC) en 2014 (12%), contre 78% en Afrique du Sud à en 2015, et 85% à l’île Maurice en 2014 le poussant à la première place des pays de cette communauté régionale. Ces chiffres sont livrés par la même enquête FinScope menée dans chacun de ces pays. Ainsi, seuls 10% des adultes sont exclus financièrement à Maurice en 2014, 13% en Afrique du Sud en 2015. Mais c’est le Mozambique qui caracole à la tête du classement des pays de la SADC en termes d’exclusion financière en 2014 puisqu’elle touche près de 60% des adultes sur place, suivi de la RDC avec un taux d’exclusion de 52%, si les taux de bancarisation sont respectivement de 20% au Mozambique et 12% en RDC. Parmi les pays de la SADC enquêtés, seul Madagascar enregistre un taux relativement élevé de recours à l’informel (30%) suivi de la Zambie (21%). A l’île Maurice, ce genre de recours ne concerne que 2% des adultes, contre 3% pour l’Afrique du Sud.

Produits et Services Financiers

En brossant le tableau des produits et services financiers à Madagascar, cette enquête révèle qu’en termes d’épargne et d’investissements, 41% des adultes malgaches n’ont pas d’épargne, tandis que 15% gardent toutes leurs épargnes à la maison, n’utilisant aucun mécanisme d’épargne formel ni informel. Seuls 7% des adultes malgaches, au moment de l’enquête, reconnaissent utiliser des produits d’épargne auprès d’une banque commerciale. Ce dernier chiffre n’exclut pas l’utilisation par ces mêmes adultes d’autres mécanismes d’épargne tels que les mécanismes formels non bancarisés, les mécanismes informels (dans le bétail) ou encore l’épargne à la maison. Et 40% des adultes qui épargnent à la maison reconnaissent le faire dans un lieu secret.

44% des citadins et 41% des ruraux n’épargnent pas. Ce qui conforte les chiffres sur l’exclusion financière. En milieu urbain, près de 18% des adultes déposent leurs épargnes à la banque, alors qu’ils ne sont que 3% en milieu rural. Et si 16% des ruraux déposent leurs épargnes chez eux, à la maison ou dans un endroit secret, ils sont de 13% à le faire dans les zones urbaines.

Pour ce qui est d’emprunt et de crédit, 69% des adultes malgaches déclarent ne pas emprunter du tout, ni auprès de leur famille ni auprès des amis ou connaissances. Seuls 2% des adultes malgaches ont recours aux produits de crédit et d’emprunt d’une banque commerciale. Néanmoins, ce chiffre n’exclut pas des recours à d’autres produits d’emprunt et de crédit comme l’emprunt auprès des amis par exemple.

En termes de localisation, 69% de ruraux et 70% de citadins déclarent ne pas emprunter du tout, contre 1%de ruraux et 4% de citadins qui le font auprès des banques commerciales. Si 22% des adultes dans la campagne reconnaissent emprunter auprès de leur famille ou de leurs amis, ils sont près de 17% à le faire en milieu urbain.

Quid de l’assurance ?

Près de 92% des adultes malgaches, au moment de l’enquête, restent non assurés et ce, malgré qu’ils déclarent être confrontés à des risques. En cause, le manque de sensibilisation et d’éducation sur les avantages de la souscription d’assurance. Ainsi, 20% reconnaissent ne pas avoir assez de connaissance sur ce produit.

Seuls 8% des adultes ont une assurance de façon formelle, dont 27% pour véhicule à moteur, 16% en fonds de pension et 10% en assurance médicale. L’informel a aussi sa place dans l’assurance et gestion de risques puisqu’il concerne 4% d’adultes à Madagascar. Il s’agit notamment de la dépendance sur le système de solidarité ou de la communauté pour 41% de ces assurés informellement.

Mais cette enquête consommateur a permis également de peindre le paysage des transferts d’argent à Madagascar. Elle a révélé que 71% des adultes ne font aucun transfert d’argent. Et en termes de ce type de transaction, la nouvelle technologie a pris sa place. 13% des adultes au moment de l’enquête possèdent des comptes mobile money, alors que 17% utilisent les services de mobile money, parmi lesquels 80% les utilisent pour des transferts d’argent ; 73% pour des opérations telles que les paiements des factures des services publics, achat de recharge et autres opérations ; et 12% pour garder l’argent.

Cette enquête FinScope consommateur a permis d’apprécier l’inclusion financière à Madagascar dans sa globalité, dont les résultats sont importants pour l’amélioration de la croissance et le renforcement du développement des marchés financiers. Le but étant de mesurer l’inclusion financière dans le pays et fournir un outil de prise de décision politique et économique. A noter que ce genre d’enquête a aussi été menée dans 26 autres pays d’Afrique et d’Asie et elles sont en cours dans cinq pays africains.

 



Coordination Nationale de la Finance Inclusive (CNFI) - Madagascar


1. Mission

Le Service de la Coordination Nationale de la Finance Inclusive a pour mission de mettre en œuvre la politique gouvernementale pour le développement et la promotion du secteur de la finance inclusive (microfinance, micro assurance, services financiers mobiles, éducation financière et protection des clients) à travers la Stratégie Nationale de la Finance Inclusive, et assure l’efficacité des fonds publics investis.

2. Attributions

Le Service de la Coordination Nationale de la Finance Inclusive est chargé de :

1. Coordonner la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Finance Inclusive (SNFI)

2. Représenter le secteur auprès des autorités, des autres Ministères et du public

3. Harmoniser les contributions des Partenaires Techniques et Financiers du secteur

4. Participer aux études et réflexions pour une meilleure connaissance de la demande en produits et services microfinanciers

5. Participer à la promotion de la couverture du territoire et au développement des marchés

6. Participer à l’appui et à la consolidation du secteur

7. Participer aux actions de structuration de la demande en matière de services et produits microfinanciers

8. Assurer la coordination avec les autres stratégies, politiques nationales, notamment la Stratégie Nationale de la Finance Rurale du Ministère de l’Agriculture

9. Renforcer le dialogue pour le secteur et mener des activités de communication auprès du public

10. Fournir et analyser les informations concernant le secteur

Mardi, 15 Novembre 2016 00:00 GMT+3